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Décision portant création du GRESAC

Décision N° 0239/D/MINSANTE/SG/DRH/ERH du 05 avril 2010 portant création d'un Groupe de Recherche pour les Ressources Humaines de la Santé au Cameroun

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Recherches et Réflexions pour créer des nouveaux métiers correspondant aux nouveaux besoins de la santé au Cameroun

Dans cette rubrique, la DRH ouvre une réflexion sur  la recherche des nouvelles filières professionnelles à créer, en fonction de l’émergence des nouveaux besoins de santé de la population.

Le monde est en perpétuelle mutation. La rapidité de l’évolution des techniques et des procédures nécessite une capacité d’adaptation aux situations. S’adapter à son environnement ou en subir les conséquences est la loi de l’évolution des espèces. Le service public doit s’adapter aux profondes mutations de la société, le changement est désormais la norme, il faut non seulement s’y habituer, mais essayer de s’y préparer, voire de l’anticiper.

La professionnalisation progressive des emplois de la santé  implique : savoir  et compétence.

Pour occuper un poste dans la  santé, désormais le diplôme et la compétence seront requis….Aujourd’hui, des métiers vont disparaître, d’autres verront le jour.

 

Quelques pistes sur les besoins émergents sont abordées ci -après :

 

  1. 1. La maintenance des équipements :

(Métiers : ingénieur bio médical, technicien de maintenance biomédicale, électronicien …)

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Une simple visite dans nos hôpitaux permet de constater le mauvais état de l’équipement, qu’il soit informatique, ou biomédical… La carence d’une maintenance préventive dans l’organisation de notre système de santé est réelle.

 

La maintenance curative est quant à elle  souvent défaillante, du fait du manque de formation des techniciens de maintenance lors de l’acquisition de l’équipement, et /ou par une trop grande diversité des fabricants, des fournisseurs ou des donateurs d’équipements.

L’organisation d’un vrai service de maintenance avec de réelles compétences par région, hôpital de référence  ou autre est indispensable.

 

Le Ministère de la Santé Publique,  Direction de l’Organisation des Soins et des Technologies Sanitaires (DOSTS), en collaboration avec la  Coopération Technique allemande (GTZ) et la Banque Africaine de Développement (BAD) a rédigé, en mars 2009, « la Politique nationale de la technologie sanitaire », un document précis qui fait l’état des lieux et préconise des orientations concrètes.

 

  1. 2. L’hygiène hospitalière :

(Métiers : infirmière hygiéniste, DU en hygiène hospitalière …)

 

L’hygiène hospitalière est l’affaire de tous les acteurs de l’hôpital.

 

La formation en hygiène hospitalière est un élément essentiel de la  prévention des infections nosocomiales et de la qualité des soins. Elle doit être individualisée de façon spécifique dans chaque établissement. Elle prend en compte l’ensemble des aspects cliniques, microbiologiques et épidémiologiques de ces infections, mais également l’organisation des soins, la maintenance des équipements hospitaliers, la gestion de l’environnement, la protection des personnels. Elle est offerte à l’ensemble des services et à l’ensemble des personnels, comme un élément indispensable de formation continue. Elle constitue un indicateur de qualité et de sécurité.

 

Un référent hygiène hospitalière  (infirmière hygiéniste) travaillant en étroite collaboration avec le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) au niveau des hôpitaux ou des délégations régionales est une piste de réflexion.

 

  1. 3. Le vieillissement de la population

 

L’hôpital d’aujourd’hui ne dispose pas encore de service spécialisé pour accueillir des personnes âgées. L’évolution de la société, le vieillissement de la population, la mondialisation vont susciter d’autres types de soins. Une catégorie de la population jusqu’alors prise en charge au sein de la famille va nécessiter la mise en place de formations pour doter  les structures  sanitaires de personnels compétents.

 

Le développement d’un autre type de service à la personne âgée, tels que ceux proposés dans le cadre des soins à domicile, se mettra en place.

 

La population du Cameroun est jeune, les Objectifs du Millénaire pour le Développement de l’OMS ne priorisent pas ce thème pour les pays en voie de développement, mais il est d’actualité.

 

Une sensibilisation sur le vieillissement de l’être humain et ses besoins fondamentaux est une formation  à envisager pour préparer l’avenir.

 

(Qu’est ce que la gérontologie, la psycho- gériatrie, la maladie d’Alzheimer ?…)

 

  1. 4. La santé mentale

 

Le sujet de la santé mentale a encore une connotation mystérieuse et secrète dans les pays d’Afrique. Le Ministère de la Santé Publique recense à ce jour 05 médecins psychiatres au Cameroun, une cinquantaine d’infirmiers spécialisés en santé mentale. La nécessité de prendre en considération les problèmes de santé mentale est évidente et se développe.

 

Dans un monde en évolution permanente, pour bon nombre d’individus, le progrès est trop rapide, les problèmes personnels liés à la conjoncture économique favorisent la perte de repères et le déséquilibre  mental.

 

Des maladies jusqu’alors inconnues apparaissent chez les personnes les plus fragiles, le stress, la dépression, le « burn out » …

 

  1. 5. La nutrition, la prévention et la diététique

 

Dans le cadre d’une démarche de prévention (dont les maladies cardiovasculaires), des maladies liées à l’obésité et à la malnutrition, une formation sur la nécessité d’une hygiène alimentaire doit être envisagée pour permettre de sensibiliser les patients à une hygiène de vie.

 

Le métier de diététicien n’est pas encore dans la nomenclature des métiers du personnel de santé du Cameroun, mais il existe un Service de l’Alimentation et de la Nutrition au sein de la Direction de la Promotion de la Santé.  Une bonne hygiène de vie conditionne une bonne santé. L’évolution de la société, la vie sédentaire, l’absence d’activité physique conjuguée à une alimentation trop riche favorisent l’émergence de nouvelles maladies.

 

Une politique de prévention est nécessaire pour responsabiliser l’individu face à son capital santé et éviter des maladies qui peuvent l’être.

 

  1. Le Financement en fonction de l’activité

 

(Métiers : contrôleur de gestion, technicien gestionnaire de l’information médicale…)

 

L’informatisation des données devrait permettre de mieux gérer les formations sanitaires. Or, une carence demeure dans le domaine des informations médicales où les données ne sont pas toujours précises ou connues et enregistrées méthodiquement. La formation d’un personnel spécialisé sur la collecte et le traitement des informations médicales pour mesurer  l’activité médicale de la formation sanitaire est une priorité.

 

Dans un contexte de récession économique, l’amorce d’une réflexion sur le financement de l’activité basé sur les résultats (FBR) nécessite la formation d’un personnel en mesure de gérer l’activité. L’évaluation de l’activité d’une structure sanitaire conditionnera à moyen terme son financement.

 

Le recueil et la transmission des données statistiques et épidémiologiques est indispensable pour gérer efficacement une structure sanitaire

 

  1. 7. La mise en place de  services de soins à domicile, l’ouverture d’hôpital de jour, les soins palliatifs, la prise en compte et la gestion de la douleur

 

  1. 8. La logistique : les métiers liés à la qualité (ingénieur qualité à l’hôpital…)

 

  1. 9. La formation au métier de secrétaire médicale

 

La gestion du dossier médical du patient, la planification des rendez vous. Les files d’attentes des patients qui viennent en consultation  donnent une mauvaise image du service public. Il faut penser à organiser le service consultation, programmer les rendez vous, les limiter pour satisfaire l’usager…